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Séisme 2004: tout sur intifada de Tamassint

 

Syndicat National des Paysans

Tamassint Intifada partie 4




Intifada populaire au Rif au Maroc

de Ajdir à Tamassint
 
 
Ajdir est le village natal de Mohamed Abdelkarim Al Khattabi le célèbre chef de la bataille Anoual contre les forces coloniales franco-espagnoles au début des années vingt du siècle dernier. Ajdir est situé au pied de la montagne du rif à l’issu du " golf " d’Alhouceima au Nord du Maroc qui contient la plus petite colonie espagnole peuplée dans les terres marocaines. Ajdir est le point brûlant du front populaire contre le colonialisme.
 
Tamassint le village natal de Haddou    est l’un des points d’appui de la révolution rifain, par son soutien volontaire au leader de la bataille Anoual de 1912 au 1923. Aujourd’hui Tamassint a conduit la lutte contre agression makhzanienne des victimes du tremblement de terre du 24 février 2004. L’Intifada des rifains de Tamassint est un mouvement populaire engagé contre la violation des droits des rifains par le régime makhzanien marocain.
Trois maches pooulaire de Tmassint à Al houceima ont étéorganissée le 14  avril 205, le 19 mai 2005 et le 04 août 2005, une autrre va  être orrganisée le premier septembre 2005.Un appel a été lancé à tous les organismes politiques, de droits humains, syndicaists et associatifs nationals et internnaationals pour participer et  soutenir la marche populaire contre l'agréssion makhzanien.


GROUPE DE RECHERCHE  .
MOHAMED ABDELKRIM EL KHATTABI.

 Rabat, le 13 mars 05

 
Objet : Réconciliation avec le Rif.

Messieurs,

Tenant compte des travaux et actions de réhabilitation et règlement que vous
entreprenez aux fins d’équité et de réconciliation, nous avons l’honneur de
vous informer de la constitution d’un collectif pour Mohamed Abdelkrim El
Khattabi et le Rif.

Nous vous adressons à cette occasion, ci-joint, un communiqué de ce même
collectif.

Par ailleurs, nous vous demandons de bien vouloir nous associer à toute
action en rapport avec le Rif et l’Emir Abdelkrim.

Veuillez agréer, Messieurs, l’expression de nos salutations les meilleures.

Pour le G.R.M.A.K.

Ahmed El Hamdaoui. Mimoun Charqi.


COMMUNIQUE


UN COLLECTIF POUR

MOHAMED ABDELKRIM EL KHATTABI & LE
 
 RIF

En dépit de cinq décennies depuis l’indépendance politique du Maroc, le Rif
demeure une région à part. L’enclavement et l’isolation géographique et
politique l’ont confiné dans une situation de sous développement. Ces
derniers temps, le pouvoir central a fait quelques gestes envers le Rif.
Mais, il aura fallu pour cela que ce soit la volonté du Souverain lui-même,
notamment, par son déplacement et son installation sous sa Royale tente à Al
Hoceima même, à l’occasion du séisme de février 2004, son soutien au
colloque de juillet passé tenu à Al Hoceima sur Abdelkrim en Egypte,… Le
Souverain, de part lui-même, a eu l’occasion de se rendre compte des
difficultés et contraintes socio-économiques du Rif, mais aussi de la beauté
de ses sites, des potentialités de la région et de ses richesses,…

Les premières années de l’indépendance, du Maroc, furent l’occasion pour
que, sous l’égide de la politique d’un parti soit disant « nationaliste »,
la contradiction, la répression et les contraintes soient exacerbées contre
le Rif et les Rifains. Que réclamaient les Rifains pour subir les violents
et sanglants événements de 1958-59 ? De la démocratie, de la citoyenneté,
les mêmes droits que les autres marocains, et la reconnaissance d’un pouvoir
central accaparé et miné par le parti en question. En réponse, non seulement
ils eurent droit à la répression, à l’élimination physique de leurs leaders
tels que Haddou Akchich, Abdelkrim El Hattimi, Abdeslam Ahmed Attaoud,
Abdeslam El Hachimi, Abdeslam El Khamar, Abass El Messadi et bien d’autres,
mais en sus le Rif resta cloisonné et enclavé dans le sous développement :
l’exil étant la seule issue pour ses enfants.

Nombreux furent, dès lors, les rifains qui grandirent dans la suspicion, le
scepticisme et le doute envers le Makhzen. Mal aimés du Makhzen, ils le lui
rendaient bien. Ce n’est pas sans raisons si dans les deux tentatives de
coups d’Etat que connu le Maroc, des Rifains se retrouvaient aux premières
lignes.

Mais les choses semblent changer. De part et d’autre, on se rend compte que
l’on ne peut gagner la bataille contre le sous développement séparément. Le
rejet de l’autre est sans issues, sans intérêt pour quiconque. La
réconciliation commune pour aller de l’avant est une réconciliation avec soi
même, qui requiert sagesse, reconnaissance et implication.

Le Rif se trouve avoir pour symbole une très grande figure de l’histoire du
début du 20e siècle, en l’occurrence Mohamed Abdelkrim El Khattabi. Quel est
le Rifain qui ne se reconnaît pas dans l’Emir Abdelkrim ? Homme de paix,
contraint à la guerre contre les espagnols et les français, Abdelkrim, suite
à l’emploi d’armes chimiques de destruction massive contre le Rif, se vit
contraint à la reddition. Il s’en suivit l’exil, que chacun sait, à l’île de
la réunion, en 1926, en attendant son évasion en 1947 pour l’Egypte d’où il
poursuivit un combat politique pour la libération de l’ensemble des peuples
colonisés, dont ceux du Grand Maghreb. Ce symbole, précurseur de la
guérilla, fut inhumé à sa mort en 1963, au Caire, où sa dépouille réside
encore. Aujourd’hui, des voix s’élèvent pour le rapatriement de sa dépouille
dans sa terre natale.

Force est de rappeler, qu’après l’indépendance du Maroc, l’Emir avait
décliné, de son vivant, l’offre de retour tant que le Grand Maghreb n’était
pas entièrement libéré du joug de l’occupation et de l’oppression.
Aujourd’hui, la réconciliation du pouvoir central avec le Rif suppose que
les hommages soient rendus au leader Rifain et aux siens. Combien de
personnes savent le triste et honteux traitement qui fut réservé, au Maroc,
à son frère M’hamed, le Commandant en chef de l’armée rifaine, de son
vivant, lorsqu’il rentra au pays, et après sa mort au moment de son
enterrement ? Si le rapatriement de ce qui reste du corps de l’Emir
Abdelkrim devrait se faire, cela devrait se dérouler dans des conditions
bien précises. Abdelkrim et ses partisans se doivent d’être réhabilités dans
leur propre pays. Qu’il soit reconnu, officiellement, ce que sont les
sacrifices faits par les combattants dans le Rif, que ses proches soient
réhabilités, qu’il lui soit construit un mausolée dans le cadre d’un
complexe culturel à Ajdir même. Ce complexe pourrait comporter un musée
autour du Rif et de la guerre du Rif, une bibliothèque, un centre de
recherches, des salles de conférences, des bungalows, un restaurant,… Et,
pourquoi pas, l’Université Mohamed Abdelkrim El KHATTABI.

Sous quelles conditions formaliser le rapatriement de la dépouille
d’Abdelkrim, si cela devait se faire? A ce sujet, il n’y a qu’à se
remémorer ce que furent les conditions de son enterrement en Egypte, les
hommages qui lui furent rendus,… Peut-on concevoir que son propre pays fasse
moins que les honneurs qui lui furent rendus par un pays étranger ?

Mais force est de préciser que la réconciliation du pouvoir central avec le
Rif ne peut se concevoir sans reconnaissance, sans la démocratie, sans le
développement,… Rendre hommage à l’un des plus hauts symboles du Rif, du
Maroc et de l’humanité pour la libération des peuples opprimés, ne suffit
pas pour se réconcilier avec le Rif. Ce n’est que l’une des questions, parmi
tant d’autres, afin que le Rif et les rifains puissent retrouver la place et
le rôle qui sont les leurs dans leur pays. Cela fait plus de huit mois que
le Souverain a réclamé un plan d’urgence pour le Rif, de façon à faire de
cette région « un pôle de développement urbain et rural ». Où en sommes
nous à ce jour ? Le développement et la mise à niveau du Rif ne peuvent se
faire sans des autoroutes et des routes, sans réseau ferroviaire menant au
Rif, sans routes désenclavant les villes et villages du Rif, sans ports et
aéroports. La mise à niveau passe par la construction d’hôpitaux, d’écoles,
de lycées, d’universités, de grandes écoles, d’entreprises,… Les rifains
attendent toujours que le gouvernement rende sa copie pour la reconstruction
et le développement du Rif.

Un comité de soutien pour Abdelkrim et le Rif a été crée. Ce collectif
composé du Pr. Abdelhay Azerkane, du Pr. Abdellah Assim, du Pr. Abdelhakim
Benchemach, du Pr. Abdeslam Boutayeb, du Pr. Abdeslam El Ghazi, du Dr. Ahmed
El Hamdaoui, du Pr. Ali El Idrissi, du Pr. M’Barek Zaki, du Dr. Mimoun
Charqi, du Pr. Mohamed Lakhouaja, de Rachid Raha, et de Tarik Yahia se
propose d’œuvrer, dans le cadre d’une large consultation, afin de définir
ce que devraient être les conditions du rapatriement de la dépouille de
l’Emir dans son pays, au regard de ce qu’il fut, de ce qu’il fit et de ce
qu’il exprima comme souhaits de son vivant. C’est ainsi, qu’in fine, un
texte sera mis sur internet avec appel à signatures.


                                                                                    Rabat, mars 05.
                                                                                       Le collectif
.
 
 
Intifada de Tamassint

Proche de 30 km d'Alhuceima dans la région du RIF.
Tamassint est un village d’environ 15000 habitants entouré de douars
dispersés dans les montagnes (Zaouiat Sidi Issa, Aghlide, Idadouchen, Aït
Aziz, Aït El Cadi,...)
Les seules ressources de la région sont une agriculture de subsistance sur
des petites parcelles partagées par les familles et quelques amandiers. La
région souffre de sécheresse.
Les infrastructures sont insuffisantes: route, hôpital, ...
Tamassint est le village de Haddou Akchich, combattant de l'armée de
LibÉration de l’Afrique du Nord sous la direction de Mohamed Abdelkrim
Khatabi. Refusant les accords d’Aix-les-Bains signés en 1956 considérés par
les combattants comme une indépendance formelle au Maroc. Haddou Akchich et
ses compagnons poursuivent la lutte pour la réalisation de l’indépendance de
toute l’Afrique du Nord. Tamassint sera un haut lieu de résistance pour
poursuivre cette lutte . En 1957, le village sera encerclé par l’armée, la
population massacrée. Haddou Akchich a été enlevé en 1957 et porté disparu.
Cette région a été marquée par les évènements de 1957-58 du Rif, l'armée est
intervenue et a fait plusieurs morts, enlèvements et arrestations, terreur
et violence sont encore vivaces dans la mémoire des habitants.
Après le tremblement de terre qui a secoué la région du Rif le 24 février
2004, Tamassint et les villages environnants ont été particulièrement
sinistrés. Le manque d'infrastructure, route, eau, électricité font de cette
région une enclave difficile d'accès. Les populations n'ont pas bénéficié de
l'aide d’urgence difficile à acheminer.
Les jeunes de la région, pour beaucoup des chômeurs, se sont organisés en
association pour demander de l'aide et la reconstruction par l'Etat de
logements décents. Ils ont refusé l'aide accordée de 30000 dirhams jugeant
cette somme insuffisante pour la reconstruction. Ils ont également demandé
de recenser l'ensemble des sinistrés.
Tout au long de cette année, ils ont organisé des sit-in durant le souk
hebdomadaire, pour réclamer leurs droits. L'association est interdite et les
sit-in constamment sous-haute surveillance policière.
Après une marche de protestation jusqu'à Ajdir le 14 avril 2005, le
coordinateur de l'association et 2 autres personnes, accusés d'insultes à
fonctionnaires et élus, de pousser la population à l'émeute et rébellion,...
seront arrêtés. à Tamassint
Leur procès sera jugé le 26 mai à Nador.
Contre ce jugement inique, la population organise une marche de protestation
le 19 mai vers Al Hoceima.
Dès le jeudi 19 mai, à partir de 7 h le matin, les populations de Tamassint
et des villages environnants se rassemblent avec femmes et enfants pour une
marche jusqu'à la ville d'El Hoceima.
Un impressionnant déploiement des forces de l’ordre les empêche de
poursuivre leur marche. La population décide de faire le siège toute la nuit
s’il le faut. Vers 16h, les gens se cotisent et envoient chercher de l’eau,
du pain du lait pour poursuivre leur sit-in. Les forces de l’ordre les en
empêchent. Aux insultes et provocations des gendarmes, les habitants
répondent. La tension monte. Les forces de l’ordre tirent des balles à
blanc, les habitants répondent par des jets de pierre. De nombreux blessés
de part et d’autre, des voitures et camionnettes des corps mobiles sont
endommagées. La gendarmerie utilise des bombes lacrymogènes lancées par
hélicoptère. Deux membres de l’Association des Droits de l’Homme d’El
Hoceima (Omar Lamalem et Saïd Aachir) sont gravement tabassés, embarqués
dans des voitures de gendarmerie puis jetés dans la nature.
Ils ont pu confirmer avoir vu une trentaine de blessés et autant
d’arrestations parmi les manifestants. Ils ont également entendu les
gendarmes insulter les rifains et leur histoire.
Jusqu’à 22h, les rumeurs s’intensifient, la route est coupée, personne ne
peut approcher de Tamassint. Les seules communications se font par
téléphones portables.
La population est totalement isolée, aucun journaliste, ni médecin sur
place.
Les gendarmes poursuivent les populations qui ont été se réfugier dans les
montagnes.
Fouilles des maisons et poursuite des membres de l’association recherchés.
Vendredi 20 mai : les forces de l’ordre renforcent l’encerclement de la
région, la population reste sans ravitaillement et isolée. Le transport
jusqu’à Tamassint est coupé, les écoles, les commerces, cafés sont fermés.
Un sit-in en solidarité avec la population de Tamassint est organisé par
l’AMDH à Al Hoceima, malgré un important déploiement des forces de
l’ordre...
Samedi 21 mai : Tamassint est toujours encerclée.
L’AMDH appelle ˆ un autre sit in à Al Hoceima. Omar Lamalem et Saïd Aachir,
qui vient de sortir de l’hôpital, expliquent devant une foule nombreuse et
en colère ce qu’ils ont vu et subi. Ils accusent les forces de l’ordre de
graves violations des droits de l’homme : bastonnades dans les voitures,
etc.
Par ailleurs, le Wali d’Al Hoceima fait pression sur les élus pour leur
faire signer une pétition se désolidarisant des populations et soutenant
les élus de Tamassint .
Dimanche 22 mai : les forces de l’ordre Évacuent les montagnes, mais restent
à Tamassint..
Le bilan de ces journées selon l’AMDH d’El Hoceima reste incertain:
Le nombre de blessés est inconnu, parmi les 35 arrestations, 9 personnes
sont toujours détenues
Les associations démocratiques soutiennent les revendications des habitants
de Tamassint pour :
- le droit à la reconstruction par l’Etat pour un logement décent
- le recensement de tous les logements sinistrés n’ayant pas bénéficié
de l’aide de l’Etat
- la libération de tous les détenus
- l’arrêt des poursuites judiciaires contre les manifestants du 19 mai
2005.
Une caravane de solidarité partira de Tétouan les 28 et 29 mai
 
Tamassint 
 Proche de 30 km d’Alhuceima dans la région du RIF

Tamassint est un village d’environ 15000 habitants entouré de douars dispersés dans les montagnes (Zaouiat Sidi Issa, Aghlide, Idadouchen, Aït Aziz, Aït El Cadi,...) Les seules ressources de la région sont une agriculture de subsistance sur des petites parcelles partagées par les familles et quelques amendiers. La région souffre de sécheresse.
Les infrastructures insuffisantes : route, hopital, ...
Tamassint est le village de Haddou Akchich, combattant de l’armée de Libération de l¹Afrique du Nord sous la direction de Mohamed Abdelkrim Khatabi.Refusant les accords d’Aix Les Bains signés en 1956 considérés par les combattants comme une indépendance formelle au Maroc. Haddou Akchich et ses compagnons poursuivent la lutte pour la réalisation de l’indépendance de toute l’Afrique du Nord. Tamassint sera un haut lieu de résistance pour poursuivre cette lutte . En 1957, le village sera encerclé par l’armée , la population massacrée. Haddou Akchich a été enlevé en 1957 et porté disparu. Cette région a été marquée par les évènements de 1957-58 du Rif, l’armée est intervenue et a fait plusieurs morts , enlèvements et arrestations, terreur et violence sont encore vivaces dans la mémoire des habitants..
Après le tremblement de terre qui a secoué la région du Rif le 24 février 2004, Tamassint et les villages environants ont été particulièrement sinistrés. Le manque d’infrastrucure, route, eau, électricité, font de cette région une enclave difficile d’accès. Les populations n’ont pas bénéficié de l’aide d’urgence difficiles à acheminer.
Les jeunes de la région, pour beaucoup des chômeurs, se sont organisés en association pour demander de l’aide et la reconstruction par l’Etat de logements décents. Ils ont refusé l’aide accordé de 30000 dirhams jugeant cette somme insuffisante pour la reconstruction. Ils ont également demandé de recencer l’ensemble des sinistrés.
Tout au long de cette année, ils ont organisé des sit-in durant le souk hebdomadaire,pour réclamer leurs droits. L’association est interdite et les sit-ing constament sous haute surveillance policière. Après une marche de protestation jusqu’à Ajdir le 14 avril 2005le coordinateur de l’association et 2 autres personnes , accusés d’insultes à fonctionnaires et élus , de pousser la population à l’émeute et rebellion,...seront arrétés. à Tamassint
Leur procès sera jugé le 26 mai à Nador.
Contre ce jugement inique, la population organise une marche de protestation le 19 mai vers Al Hoceima. Dès le jeudi 19 mai, à partir de 7 h le matin, les populations de Tamassint et des village environants se rassemblent avec femmes et enfants pour une marche juqu’à la ville d’El Hoceima.
Un impressionant déploiment des forces de l¹ordre les empêchent de poursuivre leur marche. La population décide de faire le siège toute la nuit s¹il le faut. Vers 16h, les gens se cotisent et envoie chercher de l¹eau, du pain du lait pour poursuivre leur sit-in. Les forces de l¹ordre les en empêchent. Aux insultes et provocations des gendarmes, les habitants répondent. La tension monte. Les forces de l¹odre tirent à balle en blanc, les habitants répondent par jet de pierre. De nombreux blessés de part et d¹autre, des voitures et camionettes des corps mobiles sont endommagées. La gendarmerie utilise des bombes lacrimogène par hélicoptère. Deux membres de l¹Association des Droits de l¹Homme d¹El Hoceima(Omar Lamalem et Saïd Aachir) sont gravement tabassés , embarqués dans des voitures de gendarmerie puis jetés dans la nature.
Ils ont pu confirmé avoir vu une trentaine de blessés et autant d¹arrestations parmi les manifestants.Ils ont également entendu les gendarmes insulter les rifins et leur histoire. Jusqu¹à 22h, les rumeurs s¹intensifient, la route est coupée, personne ne peut approcher de Tamassint. Les seules communications se font par téléphones portables . La population est totalement isolée, aucun journaliste, ni médecin sur place. Les gendarmes poursuivent les populations qui ont été se réfugier dans les montagnes.
Fouilles des maisons et poursuite des membres de l¹association recherchés.
Vendredi 20 mai : les forces de l¹ordre renforcent l¹encerclement de larégion , la population reste sans ravitaillement et isolée.Le transportsjusqu¹à Tamassint est coupé , les écoles, les commerces, cafés sont fermés . Un sit-in en solidarité avec la population de Tamassint est organisé par l¹AMDH à Al Hoceima, malgrè un important déploiment des forces de l¹ordre..
Samedi 21 mai : Tamassint est toujours encerclée.
L¹AMDH appelle à un autre sit in à Al Hoceima. Omar Lamalem et Saïd Aachir, qui vient de sortir de l¹hopital, expliquent devant une foule nombreuse et en colère ce qu¹ils ont vu et subi. Ils accusent les force de l¹ordre de graves violations des droits de l¹homme : bastonnades dans les voitures... Par ailleurs, le Wali d¹Al Hoceima fait pression sur les élus pour leur faire signer une pétition se désolidarisant des populations et soutenant les élus de Tamassint .
Dimanche 22 mai : les force de l¹ordre évacuent les montagnes, mais restent à Tamassint..
Le bilan de ces journées selon l’AMDH d¹El Hoceima reste incertain : Le nombre de blessés est inconnu, parmi les 35 arrestations, 9 personnes sont toujours détenus . Les associations démocratiques soutiennent les revendications des habitants de Tamassint pour :
  le droit à la reconstruction par l¹Etat pour un logement décent
  le recencement de tous les logements sinistrés n¹ayant pas bénéficier de l’aide de l¹Etat
  la libération de tous les détenus
  l¹arrêt des poursuites judiciaires contre les manifestants du 19 mai 2005.
 
RÉPRESSION BRUTALE EN TAMASSINT 
ET D'AUTRES    LOCALITÉS DE LA PROVINCE D'ALHOCEIMA  SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE RIFEÑO


Comme réponse à la convocation de l'Association de Tamassint pour le suivi des effets du séisme d'Alhoceima d'une marche de protestation le 19-05-05, depuis Tamassint jusqu'à Alhoceima, les autorités ont procédé le 11 à la détention du président de l'Association Moatassim le Ghalbzouri et à deux  autres membres de l'association. Mohamed Aberkan, 70 années, et de Salim  Ghallit, que se trouvent actuellement en prison à attente de jugement le  26-05-05, accusés d'empêcher le fonctionnement de la mairie et de menaces et de  contraintes aux aux citoyens, en ayant été rejeté le jour 16 passé une  demande de liberté provisoire.

Ces détentions ont été accompagnées d'une occupation policière authentique, en menaçant aux personnes et en créant un climat de la peur et terreur dans la zone qui fait revivir les temps de Hassan II. Plus de une année du séisme, le peuple de Tamassint continue à vivre dans des tentes de ampagne, en ayant rejeté les aides insuffisantes du gouvernement. Malgré l'interdiction de la "Marche de la Rage", le peuple de Tamassint a essayé de se manifester le 19 mai, en produisant une répression violente, en arrivant à utiliser la policier gaz lacrymogènes depuis des hélicoptères. Le résultat a été environ 20 personnes ârretées et nombreux blessés. 14 policiers ont été hospitalisés. Les manifestations ont été étendues à Imzouren et AitBouayach où se sont aussi produites des confrontations avec la police, en essayant d'aller à l'appui du peuple de Tamassint  La zone est dans un virtuel état d'exception. La police enregistre les maisons et beaucoup de compagnons ont été abrités dans la montagne.

Quelques policiers menacent de répéter le massacre du 1958.. Toute la zone deTamassint est is olée par la police. La solidarité est urgente.

Information d´un témoin direct

Mes chers amis, Je serais trop inquiétant de vous dire que TAMASSINTE  d'alhoceima en tant que démocrates et progressistes et acteurs associatifs de ce pays nous interpelle tous et au pluriel.  Aujourd'hui s'est programmé une organisation d'une marche pacifque des sinistés de TAMASSINTE vers la willaya d'ALHOCEIMA pour la lbération des militants de l'association de tamassinte pour le suivi des  conséquence du seisme qui ont été détenus la semaine derniére et une nouvelle approche de reconstruction de la région ,et la révison de l'enveloppe budgétaire consacrée à la reconstruction des maisons. La marche a pris le départ à 8h du matin ,dés 10 km de la marche se sont intervenus les forces de l'ordre qui ont été venus de tout le royaume et méme des hylcoptéres ,à 14h se sont utilsés les bombes halicromogén es et le feu en air ,ce qui va tomber la situation en crise par les détentions abusives .

Jusqu'à l'écriture de ces lignes la situation est alarmante et ouverte devant toutes les probabilités parce qu'il y'a des manifestations dans les différentes régions et la situation peut se détériorer cette nuit .

                                                                        ADIL ALHOCEIMA
 MAROC
 

Les habitants de Tamassint luttent 

contre la répression

CORRESPONDANT
jeudi 26 mai 2005

Tamassint : Proche de 30 km d’Alhuceima dans la région du RIF.
Tamassint est un village d’environ 15000 habitants entouré de douars dispersés dans les montagnes (Zaouiat Sidi Issa, Aghlide, Idadouchen, Aït Aziz, Aït El Cadi,...) Les seules ressources de la région sont une agriculture de subsistance sur des petites parcelles partagées par les familles et quelques amendiers. La région souffre de sécheresse.
Les infrastructures insuffisantes : route, hôpital, ...
Tamassint est le village de Haddou Akchich, combattant de l’armée de Libération de l¹Afrique du Nord sous la direction de Mohamed Abdelkrim Khatabi.Refusant les accords d’Aix Les Bains signés en 1956 considérés par les combattants comme une indépendance formelle au Maroc. Haddou Akchich et ses compagnons poursuivent la lutte pour la réalisation de l’indépendance de toute l’Afrique du Nord. Tamassint sera un haut lieu de résistance pour poursuivre cette lutte . En 1957, le village sera encerclé par l’armée , la population massacrée. Haddou Akchich a été enlevé en 1957 et porté disparu. Cette région a été marquée par les évènements de 1957-58 du Rif, l’armée est intervenue et a fait plusieurs morts , enlèvements et arrestations, terreur et violence sont encore vivaces dans la mémoire des habitants..
Après le tremblement de terre qui a secoué la région du Rif le 24 février 2004, Tamassint et les villages environants ont été particulièrement sinistrés. Le manque d’infrastrucure, route, eau, électricité, font de cette région une enclave difficile d’accès. Les populations n’ont pas bénéficié de l’aide d’urgence difficiles à acheminer.
Les jeunes de la région, pour beaucoup des chômeurs, se sont organisés en association pour demander de l’aide et la reconstruction par l’Etat de logements décents. Ils ont refusé l’aide accordé de 30000 dirhams jugeant cette somme insuffisante pour la reconstruction. Ils ont également demandé de recencer l’ensemble des sinistrés.
Tout au long de cette année, ils ont organisé des sit-in durant le souk hebdomadaire,pour réclamer leurs droits. L’association est interdite et les sit-ing constament sous haute surveillance policière. Après une marche de protestation jusqu’à Ajdir le 14 avril 2005, le coordinateur de l’association et 2 autres personnes , accusés d’insultes à fonctionnaires et élus , de pousser la population à l’émeute et rebellion,...seront arrétés. à Tamassint
Leur procès sera jugé le 26 mai à Nador.
Contre ce jugement inique, la population organise une marche de protestation le 19 mai vers Al Hoceima. Dès le jeudi 19 mai, à partir de 7 h le matin, les populations de Tamassint et des village environants se rassemblent avec femmes et enfants pour une marche juqu’à la ville d’El Hoceima.
Un impressionant déploiment des forces de l¹ordre les empêchent de poursuivre leur marche. La population décide de faire le siège toute la nuit s¹il le faut. Vers 16h, les gens se cotisent et envoie chercher de l¹eau, du pain du lait pour poursuivre leur sit-in. Les forces de l¹ordre les en empêchent. Aux insultes et provocations des gendarmes, les habitants répondent. La tension monte. Les forces de l¹odre tirent à balle en blanc, les habitants répondent par jet de pierre. De nombreux blessés de part et d¹autre, des voitures et camionettes des corps mobiles sont endommagées. La gendarmerie utilise des bombes lacrimogène par hélicoptère. Deux membres de l¹Association des Droits de l¹Homme d¹El Hoceima(Omar Lamalem et Saïd Aachir) sont gravement tabassés , embarqués dans des voitures de gendarmerie puis jetés dans la nature.
Ils ont pu confirmé avoir vu une trentaine de blessés et autant d¹arrestations parmi les manifestants.Ils ont également entendu les gendarmes insulter les rifins et leur histoire. Jusqu¹à 22h, les rumeurs s¹intensifient, la route est coupée, personne ne peut approcher de Tamassint. Les seules communications se font par téléphones portables . La population est totalement isolée, aucun journaliste, ni médecin sur place. Les gendarmes poursuivent les populations qui ont été se réfugier dans les montagnes.
Fouilles des maisons et poursuite des membres de l¹association recherchés. Vendredi 20 mai : les forces de l¹ordre renforcent l¹encerclement de larégion , la population reste sans ravitaillement et isolée.Le transportsjusqu¹à Tamassint est coupé , les écoles, les commerces, cafés sont fermés . Un sit-in en solidarité avec la population de Tamassint est organisé par l¹AMDH à Al Hoceima, malgrè un important déploiment des forces de l¹ordre..
Samedi 21 mai : Tamassint est toujours encerclée.
L¹AMDH appelle à un autre sit in à Al Hoceima. Omar Lamalem et Saïd Aachir, qui vient de sortir de l¹hopital, expliquent devant une foule nombreuse et en colère ce qu¹ils ont vu et subi. Ils accusent les force de l¹ordre de graves violations des droits de l¹homme : bastonnades dans les voitures... Par ailleurs, le Wali d¹Al Hoceima fait pression sur les élus pour leur faire signer une pétition se désolidarisant des populations et soutenant les élus de Tamassint .
Dimanche 22 mai : les force de l¹ordre évacuent les montagnes, mais restent à Tamassint.

Le bilan de ces journées selon l’AMDH d¹El Hoceima reste incertain : Le nombre de blessés est inconnu, parmi les 35 arrestations, 9 personnes sont toujours détenus . Les associations démocratiques soutiennent les revendications des habitants de Tamassint pour :
  le droit à la reconstruction par l¹Etat pour un logement décent.
  le recensement de tous les logements sinistrés n¹ayant pas bénéficier de l’aide de l¹Etat.
  la libération de tous les détenus.
  l¹arrêt des poursuites judiciaires contre les manifestants du 19 mai 2005.
 
Correspondance de Tamassint
 
Après le succès de la manifestation du passé 29-05-05, la réponse du gouvernement marocain est toujours la même : répression contre les victimes du séisme, écraser la Resistencia du Rif.

Pendant la manifestation, la policier a disparu, plutôt, de la zone s'est dissimulée. La manifestation a été développée sans présence policière et, par conséquent, sans aucun problème. Mais les compagnons de Tanger, de Nador, de Tétouan, d'Agadir, de Tata, on est déjà allé. Et dans les jours suivants, la policier a fait irruption à nouveau dans les maisons de Tamassint et a procédé à de nouvelles détentions. Pour le moment, nous n'avons pas d'autres nouvelles parce que, de nouveau, les communications sont difficiles.

La "perfidia" du régime marocain montre cette utilisation continue et subtile d'une face démocratique pour vendre aux capitaux et aux gouvernements européens et américain, et de sa face réelle, la plus brutale répression, l'injection continue de la peur et la terreur dans son peuple propre. Celui-là est le régime alaouite, qui arrive jusqu'à l'extrême méchanceté de nier l'identité à son peuple propre, à la vouloir exterminer et abandonner au peuple amazigh, qui n'est pas un autre qui le peuple marocain lui-même, avec un composant ajout arabe culturelle, et, en ce cas, au peuple rifeño. Il est déjà parvenu à expulser à la majorité de ses habitants à l'Europe (il y a davantage de rifeñ@s en Europe que dans le Rif) et maintenant, en profitant du séisme, il veut mettre un terme toute résistance dans le Rif, avec la collaboration de de celui-là \"izquierda \" qui prétend vendre la réconciliation avec le Rif, diviser la résistance et collaborer avec le gouvernement marocain, en vendant \"l´èspoir\" en échange de l'enrichissement qui suppose le contrôle des projets avec les multinationales et les ONG´s européennes et canadiennes, pour déguiser une réalité incuestionable : le Rif est encore une région oprimée et dédaignée par le Makhzen.
                                                              
Caravane de solidarité avec les habitants de Tamassint

NOUVELLE VERSION
samedi 4 juin 2005
Tamassint est l’une des localités sinistrées à la suite du tremblement de terre qui a secoué le Rif il y a maintenant un an. Ses habitants protestent contre l’absence d’une politique conséquente de reconstruction et ont été à plusieurs reprises victimes de la répression. Dernièrement, la marche qu’ils ont organisée le 19 mai 2005 a été violemment réprimée et le bourg de Tamassint a été encerclé par les forces de la répression. C’est pourquoi une mobilisation d’urgence s’est mise en place pour rompre l’isolement des habitants. Une caravane de solidarité organisée par la section d’El Hoceima de l’AMDH en collaboration avec des associations démoc ratiques, syndicales et politiques venus de Casablanca, Agadir, Tata, Tétouan, Tanger, Nador, Targuiste et Al Hoceima, s’est rendue les 28 et 29 mai 2005 à Tamassint.
La situation de Tamassint :
 
par l’armée, la population massacrée. Haddou Akchich a été enlevé en 1957 et porté disparu. Cette région a été marquée par les évènements de 1957-58 du Rif, l’armée est intervenue et a fait plusieurs morts, enlèvements et arrestations, terreur et violence sont encore vivaces dans la mémoire des habitants...
Après le tremblement de terre :
Après le tremblement de terre qui a secoué la région du Rif le 24 février 2004, Tamassint et les villages environnants ont été particulièrement sinistrés. Le manque d’infrastructure, route, eau, électricité font de cette région une enclave difficile d’accès. Les populations n’ont pas bénéficié de l’aide d’urgence difficile à acheminer.
Les jeunes de la région, pour beaucoup des chômeurs, se sont organisés en association pour demander de l’aide et la reconstruction par l’Etat de logements décents. Ils ont refusé l’aide accordée de 30000 dirhams considérant cette somme insuffisante pour la reconstruction. Ils ont également demandé de recenser l’ensemble des maisons sinistrées.
Tout au long de cette année, ils ont organisé des sit-in durant le souk hebdomadaire, pour réclamer leurs droits et se faire entendre. Aucun dialogue n’a été proposé par les autorités. L’association est interdite et les sit-in constamment sous haute surveillance policière.
La répression comme unique réponse :
Après une marche de protestation jusqu’à Ajdir le 14 avril 2005, le coordinateur de l’association et 2 autres personnes, accusés d’insultes à fonctionnaires et élus, de pousser la population à l’émeute et rébellion,... seront arrêtés à Tamassint.
Leur procès sera jugé le 26 mai à Nador. Contre ce jugement inique, la population organise une marche de protestation le 19 mai vers Al Hoceima.
 
Dès 7 h le matin , ce jeudi 19 mai, les habitants de Tamassint et des villages environnants se rassemblent avec femmes et enfants pour une marche jusqu’à la ville d’El Hoceima.
Un impressionnant déploiement des forces de l’ordre les empêche de poursuivre leur marche. La population décide de faire le siège toute la nuit s’il le faut. Vers 16h, les gens se cotisent et envoient chercher de l’eau, du pain du lait pour poursuivre leur sit-in. Les forces de l’ordre les en empêchent. Aux insultes et provocations des gendarmes, les habitants répondent. La tension monte. Les forces de l’ordre tirent des balles à blanc, les habitants répondent par jets de pierre. De nombreux blessés de part et d’autre, des voitures et camionnettes des corps mobiles sont endommagées. La gendarmerie lance des bombes lacrymogènes par hélicoptère. Deux membres de l’Association des Droits de l’Homme d’El Hoceima (Omar Lamalem et Saïd Aachir) sont gravement tabassés, embarqués dans des voitures de gendarmerie puis jetés dans la nature.
Ils ont pu confirmer avoir vu une trentaine de blessés et autant d’arrestations parmi les manifestants. Ils ont également entendu les gendarmes insulter les rifains et leur histoire.
Jusqu’à 22h, les rumeurs s’intensifient, la route est coupée, personne ne peut approcher de Tamassint. Les seules communications se font par téléphones portables.
La population est totalement isolée, aucun journaliste, ni médecin sur place.
Les gendarmes poursuivent les populations qui ont été se réfugier dans les montagnes.
Fouilles des maisons et poursuite des membres de l’association recherchés.
Vendredi 20 mai : les forces de l’ordre renforcent l’encerclement de la région, la population sans ravitaillement est isolée. Le transport jusqu’à Tamassint est coupé, les écoles, les commerces, cafés sont fermés. Un sit-in en solidarité avec la population de Tamassint est organisé par l’AMDH à Al Hoceima, malgré un important déploiement des forces de l’ordre...
Samedi 21 mai : Tamassint est toujours encerclée. L’AMDH appelle à un autre sit in à Al Hoceima. Omar Lamalem et Saïd Aachir, qui vient de sortir de l’hôpital, expliquent devant une foule nombreuse et en colère ce qu’ils ont vu et subi. Ils accusent les forces de l’ordre de graves violations des droits de l’homme : bastonnades dans les voitures, ...
Par ailleurs, le Wali d’Al Hoceima fait pression sur les élus pour leur faire signer une pétition se désolidarisant des populations et soutenant les élus de Tamassint. Dimanche 22 mai : les forces de l’ordre évacuent les montagnes, mais restent à Tamassint...
Le bilan de ces journées selon l’AMDH d’El Hoceima reste incertain :
Le nombre de blessés est inconnu, parmi les 35 arrestations, 9 personnes sont toujours détenues. Les associations démocratiques soutiennent les revendications des habitants de Tamassint pour :
  le droit à la reconstruction par l’Etat pour un logement décent
  le recensement de tous les logements sinistrés n’ayant pas bénéficié de l’aide de l’Etat
  la libération de tous les détenus
  l’arrêt des poursuites judiciaires contre les manifestants du 19 mai 2005.
La caravane de solidarité pour briser l’isolement :
Lundi 23 mai : marche de soutien à Tanger.
Mardi24 mai : marche de soutien à Tétouan.
Jeudi 26 : jugement des membres de l’association à Nador. Rassemblement de plus de 300 personnes devant le tribunal de Nador à l’appel des associations de Droits de l’Homme, organisations politiques et syndicales. Le jugement est reporté.
Le samedi 28 mai, la manifestation de soutien à l’appel de l’AMDH d’Al Hoceima est interdite, le rassemblement devant le local de l’AMDH est quadrillé par les forces de l’ordre, les manifestants sont bloqués dans la ruelle, durant le sit-in, la parole est donnée aux représentants de la caravane venus de Tanger et de Tétouan, les slogans sont repris en masse.
Le dimanche 29 mai, jour de souk à Tamassint., dès 9h du matin, les membres de la caravane sont accueillis dans le local de l’AMDH à El Hoceima et les départs s’organisent pour Tamassint en petits groupes.
A 12 km d’Imzouren, nous traversons une région quasi désertique, quelques habitations dispersées, des constructions inachevées qui montrent bien que l’aide de 30 000 dirhams accordée par l’Etat pour la reconstruction des maisons démolies par le séisme, n’ont pas permis aux habitants d’achever les travaux , les maisons sont en chantier. Un an et demi après le tremblement de terre, les tentes distribuées sont encore dressées, en lambeaux après les chaleurs de l’été puis la neige et la vague de froid de l’hiver passé. Tout le long de cette route étroite et cahoteuse qui mène à Tamassint, c’est le même paysage, sinistre.
Des gendarmes sont toujours devant l’unique épicerie, précisément là où les affrontements du 19 mai ont éclaté, quand les forces de l’ordre ont retiré et bloqué le ravitaillement des habitants de Tamassint en sit-in . Nous arrivons dans le village sinistré de Tamassint, sur l’unique place poussiéreuse. Les membres de la caravane sont accueillis par les habitants déjà rassemblés. « Tamassint résiste, vive la solidarité » c’est le premier slogan qui est lancé. Puis repris par les militants venus deTanger, Tétouan, Nador, Targuist et aussi de Casablanca, d’Agadir et même de Tata...
Les militants de l’association de Tamassint toujours recherchés et réfugiés dans les montagnes arrivent encadrés d’enfants. Les slogans s’amplifient, la foule se masse. Hami et ses camarades sont accueillis en héros.
Slogans : « Ni peur, ni répression, n’arrêteront une marche populaire. » , « Regardez quelle honte, leur réconciliation à coup de matraque », « Si le tremblement de terre est une catastrophe naturelle, notre marginalisation est un choix politique », « enregistrez pour l’histoire, la résistance des exclus », « poursuivons notre résistance, pour notre droit au logement et la reconstruction » « Ils nous parlent d’Etat de droit, vous avez devant vous une population d’exclus, où est le logement ? Ils ont parlé de droit, vous avez des pauvres et des victimes de leurs matraques, où sont nos droits » « nous demandons la levée, du siège, la reconstruction, la libération des emprisonnés » « Tamassint oubliée et encerclée, sans logement, ni équipement »
Durant plusieurs heures la foule se rassemble, crie sa colère et affirme sa détermination. Les gens arrivent par petits groupes. Les forces répressives sont restées cantonnées et ne se montrent pas.
Une marche fait le tour du village jusqu’au souk, elle rassemble environ 3000 personnes puis rejoint le centre du village. Un membre de l’association de Tamassint prend la parole, entrecoupée de slogans. Il parle de la lutte et la résistance du village de Tamassint et appelle à la poursuite de la mobilisation pour la levée du siège, la construction, la libération des détenus.
La parole est ensuite donnée aux représentants de la caravane. En premier lieu, Tétouan représenté par Ahmed M’rabet, originaire de la région et qui a vécu 5 ans avec A. Khatabi au Caire. Quelques mots émouvants d’un homme qui représente la mémoire de lutte de plusieurs générations, de ceux qui ont choisi, toute leur vie de poursuivre la lutte de A. Khatabi, sans compromission et sans reniement. Il s’adresse aux différentes générations rassemblées ici devant ce qu’il reste d’un des sièges du commandement de la brève république rifaine. Tamassint a toujours été un des hauts lieux de la résistance du peuple rifain. Cette lutte perpétuée par Haddou Akchich est toujour vivace à Tamassint. De l’assistance, des visages de vieux marqués par les années de peur et de répression, des visages de jeunes animés par la détermination. Ahmed M’rabet , au nom de cette mémoire de l’histoire qui ne se laissera pas étouffer, rappelle que la détermination des habitants de Tamassint ne fait que la poursuivre.« Si Mohand*, nous poursuivrons la lutte » scande la foule après son discours. Après l’intervention du représentant de la caravane de Tanger, la parole est donnée au représentant d’Attac, venu de Casablanca, pour affirmer le soutien et la nécessité d’unifier les luttes pour appuyer les revendications de la population de Tammassint. Puis a pris la parole un représentant d’Agadir, qui a rappelé qu’après le tremblement de terre d’Agadir en 1960, la ville a pu bénéficier de reconstruction de luxe, mais que les populations marginalisées continuent à vivre dans les bidonvilles et les quartiers insalubres.
De Tata, un jeune militant est venu apporter le soutien des habitants de Tata qui se battent également pour leur droit à la santé, dans cette autre région marginalisée et exclue qui se mobilise pour ses droits élémentaires. De Nador et de Targuiste, le soutien s’est affirmé pour exiger :
  la levée de l’encerclement de Tammassint
  la libération des détenus**
  la reconstruction de logements décents par l’Etat
LE PRINTEMPS DE LA COLERE :
C’est le printemps de la colère qui frappe le Maroc du Nord au Sud. Après la libération des six mineurs syndicalistes d’Imini condamnés à 10 ans d’emprisonnement chacun , suite à une campagne de solidarité nationale et internationale, après les manifestations de protestation de Tata pour le droit à la santé, après les manifestations des populations de Khénifra, des marins pêcheurs, le mouvement contre l’exclusion à Sidi Ifni et tout dernièrement de Laayoun, malgré les interventions musclées des forces de l’ordre, de la répression, plus rien n’arrête la colère des populations marginalisées, enchômagées, tous les laissés-pour-compte de ce « Maroc d’en bas ».
Ce « Maroc utile », fait sous la pression et modelé par une mondialisation néo-libérale aux effets dévastateurs pour la population, est contesté dans les régions les plus reculées.
Du Nord au Sud, ce sont les revendications élémentaires d’une population qui, 50 ans après l’Indépendance, n’a toujours pas bénéficié de logement, santé, éducation, infrastructures, équipements. Une population qui n’a connu que répression, terreur, marginalisation : enfants dans les rues, analphabétisme, diplômés au chômage, candidats aux patéras, femmes répudiées dans les rues... Les rares équipements publics privatisés, la remise en cause des droits du travail, réforme de l’enseignement, remise en cause de libertés syndicales...
Tout cela sous fond de déliquescence des organisations politiques et syndicales qui ont failli à leur devoir de résistance et de soutien aux luttes, du discrédit des associations dites de la société civile, corrompues et mercantiles qui vendent une démocratie de pacotille.
Le printemps de la colère gronde. On voit surgir de partout une nouvel la génération qui exige de parler et lutte par elle-même, qui n’a plus confiance dans les slogans creux et les discours fleuve, de chefs corrompus et impuissants. C’est le printemps du Maroc d’en bas qui se fait entendre de Tamasint, à Laayoun, du Nord au sud, de Ajdir à Agadir.

Correspondance du 30 mai 2005

* Il s’agit Mohand Ben Abdelkrim AL KHATTABI héro du Rif.
** Mouaatasim Galbzouri (coordinateur de l’Association TAMASINT), ABERKAN M’hamed (70 ans) et le jeune Ghalid Salim, tous le trois emprisonnés à la prison civile de Nador.
Envoyer vos fax de protestation avant le 9 juin aux adresses suivantes :
Mr Le Premier Ministre : courrier@pm.gov.ma Fax n° 037768656
Mr Le Ministre de la Justice : courrier@mj.gov.ma Fax n° : 212 037723710
Mr Le Ministre de l’Intérieur : courrier@mi.gov.ma Fax n° 212 037766861 / 037767404
Paru dans la gauche dont le lien
 
 
La grande colère des sinistrés d'Al Hoceima
 
le 05-06-2005 à 20:21 , Transmis par M.Khalid  
 
Après l'AMDH (Association marocaine des droits humains), c'est au tour de l'OMDH (Organisation marocaine des droits de l'Homme) de se rendre à Tamassint. A 30 km d'Al Hoceima, les 15000 habitants de Tamassint et des douars dispersés dans les montagnes (Zaouiat Sidi Issa, Aghlide, Idadouchen, Aït Aziz, Aït El Cadi,...) vivent encore sous le choc du tremblement de terre qui a secoué la région du Rif le 24 février 2004. Le manque d'infrastructures, route, eau, électricité fait de cette région une enclave difficile d'accès. Les populations n'ont pas bénéficié de l'aide d'urgence car elle est difficile à acheminer.
Pour se défendre, les habitants de la région, dont la plupart des jeunes, se sont organisés en association pour demander de l'aide et la reconstruction par l'Etat de logements décents. Dans une pétition signée par 2000 personnes, toutes victimes du séisme, l'accent a été mis sur le refus de l'aide de 30.000 dirhams accordée aux sinistrés considérée insuffisante pour la reconstruction. Elles ont également demandé le recensement de l'ensemble des maisons sinistrées.
En dépit des sit-in et mouvements de protestation, le dialogue avec les autorités locales fait encore défaut. L'association Tamassint, créée à cet effet, est interdite et ses sit-in constamment sous haute surveillance.

Le 14 avril 2005, a été organisée une marche de protestation en direction d'Ajdir. Le 11 mai, Moatassim Ghalbzouri, coordinateur de l'Association Tamassint, est arrêté avec deux autres de ses amis pour atteinte à la dignité d'un fonctionnaire en exercice de ses fonctions, incitation à la transgression de la loi et de l'ordre public. Le 19 du même mois, la population organise une marche de protestation vers Al Hoceima, qui n'a pu se poursuivre suite à une intervention des forces de l'ordre.

Le bras de fer annoncé, tard dans la nuit, il a été procédé aux tirs des balles à blanc. A cela, les manifestants ripostaient par des jets de pierre. De nombreux blessés sont dénombrés, des voitures et camionnettes des corps mobiles, endommagées. La gendarmerie, rapportent des témoins avait lancé des bombes lacrymogènes par hélicoptère.

Deux membres de la section de l'AMDH (Association marocaine des droits humains) à Al Hoceima (Omar Lamalem et Saïd Aachir) sont maltraités avant d'être relâchés. Jusqu'à une heure tardive, la population était pratiquement assiégée. Le lendemain, la région était coupée du monde : pas de transport, pas d'école, cafés et commerces fermés. En vue de débloquer la situation, l'AMDH appelle, le 21 à un nouveau sit-in à Al Hoceima. Entre temps, plusieurs manifestants, de peur d'être arrêtés, prennent le maquis dans les montagnes avoisinantes.

Le bilan de ces journées reste incertain : parmi les 35 arrestations, 9 personnes sont toujours détenues. 

Un communiqué résume les doléances des contestataires dans quatre points :

- le droit à la reconstruction par l'Etat de logements décents
- le recensement de tous les logements sinistrés n'ayant pas bénéficié de l'aide de l'Etat
- la libération de tous les détenus
- l'arrêt des poursuites judiciaires contre les manifestants du 19 mai 2005.
Le jeudi 26 mai, 300 personnes se sont rassemblées devant le tribunal de Nador à l'occasion du procès des membres de l'association.

Deux jours plus tard, une manifestation est interdite et un rassemblement devant le siège de l'AMDH est quadrillé par les autorités.

Le dimanche 29 mai, dès 9h du matin, une caravane de soutien est arrivée à El Hoceima pour se diriger ensuite vers Tamassint, jour de souk dans cette commune.
A 12 km d'Imzouren, en arrivant à 10h 45 à Tamassint, un groupe de manifestants était déjà sur les lieux.

Quelques milliers de personnes ont manifesté durant 3 heures en scandant des slogans qui réclamaient le droit à l'habitat, la libération des détenus, le désenclavement de la commune, et la satisfaction des revendications des sinistrés.

Dans une région quasi désertique, les maisons sont encore en chantier. Un an et demi après le tremblement de terre, les tentes distribuées sont encore dressées et les gendarmes continuent de pointer devant l'unique épicerie, là où les affrontements du 19 mai ont éclaté.

En dépit de la tension qui prévaut dans la région, les membres de la caravane ont été accueillis par des activistes qui scandaient des slogans, dont notamment :
" Tamassint résiste, vive la solidarité ".
Les cadres de l'association toujours recherchés et réfugiés dans
les montagnes arrivent encadrés d'enfants. " Si le tremblement de terre est une catastrophe naturelle, notre marginalisation est un choix politique ", disent-ils.
La marche fait le tour du village jusqu'au souk. Elle rassemble, selon l'AMDH, environ 3000 personnes puis rejoint le centre du village.

Lors d'un rassemblement, les manifestants ont violemment critiqué l'irresponsabilité de l'équipe civile de reconstruction de la commune et du conseil communal en leur attribuant la responsabilité de la dégradation de la situation.
A l'issue de cet événement, les représentants des délégations de Nador, Tanger, Tétouan, Casablanca, Agadir, Tata, Targuist et la délégation de AFFA ont exprimé leur solidarité avec le mouvement de contestation.

L'association de Tamassint a, de son côté, réitéré ses doléances et annoncé sa volonté de faire du 12 juin 2005 une journée de solidarité nationale avec les sinistrés.
 
http://estrecho.indymedia.org/magreb/newswire/display/13884/index.php
 
Chronique de manifestation à Tamassint (Rif)
 
 
01 حزيران 2005
la manefisation (kafila de solidarité) s'est démarré à 10h 30 en prenant départ du centre d'Imzouren en arrivant à 10h 45 à tamassint, un groupe des manifetants étaient déjà là avec la particpation des citoyens, après un quart d'heures les militants victimes du tremeblement de terre ont commencé à rejoindre la manefistaion depuis les montagnes de tamassint à 12 h la manéfistaion a circulé dans le village vers le souk de Had tamassintplus de Cinq Mille personnes ont marché durant 3 heures en répetant des slogons qui réclament le droit à l'habitat, libération des détenus et arrêt de l'enclavement de la commune et de toute forme de militarisation de la région tout en répondant aux revendications déjà signlé dans les déclarartions de l'association d etammassint. plusieurs délégations ont venues de tous le maroc pour manéfister leurs solidarité avec les victimes du tremblement de terre de tamassint. les manestants ont réclamé aussi l'irresponsabilité de l'équipe civil de reconstruction et de conseil communal en leur attribuant la responsabilité de la situation actuelle.
à la fin d ela manfestation vers 3H 30 les represenatnts des délagations de NADOR, Tanger, Tétouan, CASABLNACA (ATTAC), Agadir, Tata, Targuist et la délégation de AFFA ont donné discours dont ils ont manifesté leurs solidarité et l'adoption de srevendications de tammasint ; aussi que l'association de tamassint qui a insisté encore une fois sur les revendications légales de la populations de Tamassint et une déclaration pour que le 12 juin 2005 soit une journée de solidarité nationale avec Tamssint.
la manefisation (kafila de solidarité) s'est démarré à 10h 30 en prenant départ du centre d'Imzouren en arrivant à 10h 45 à tamassint, un groupe des manifetants étaient déjà là avec la particpation des citoyens, après un quart d'heures les militants victimes du tremeblement de terre ont commencé à rejoindre la manefistaion depuis les montagnes de tamassint à 12 h la manéfistaion a circulé dans le village vers le souk de Had tamassintplus de Cinq Mille personnes ont marché durant 3 heures en répetant des slogons qui réclament le droit à l'habitat, libération des détenus et arrêt de l'enclavement de la commune et de toute forme de militarisation de la région tout en répondant aux revendications déjà signlé dans les déclarartions de l'association d etammassint. plusieurs délégations ont venues de tous le maroc pour manéfister leurs solidarité avec les victimes du tremblement de terre de tamassint. les manestants ont réclamé aussi l'irresponsabilité de l'équipe civil de reconstruction et de conseil communal en leur attribuant la responsabilité de la situation actuelle.
à la fin d ela manfestation vers 3H 30 les represenatnts des délagations de NADOR, Tanger, Tétouan, CASABLNACA (ATTAC), Agadir, Tata, Targuist et la délégation de AFFA ont donné discours dont ils ont manifesté leurs solidarité et l'adoption de srevendications de tammasint ; aussi que l'association de tamassint qui a insisté encore une fois sur les revendications légales de la populations de Tamassint et une déclaration pour que le 12 juin 2005 soit une journée de solidarité nationale avec Tamssint.

This work is in the public domain
 
Déclaration de Tamassint :
 
 
 
Association Marocaine
Des Droits Humains
 
Communiqué
 
A l'appel de l'AMDH, sit-in de solidarité avec les détenus d'Al Hoceima
 Le Jeudi 9 Mai 2005 à 18h devant le Ministère de la Justice à Rabat
 
Les forces de l'ordre ont arrêté le 11 mai dernier le coordinateur de l'association Tamassint pour le suivi des conséquences du tremblement de terre, Mr Moatassim Ghalabzouri ainsi que d'autres citoyens.
 
Le 19 mai, ce fut la répression violente de la marche pacifique allant de Tamassint vers Al Hoceima avec l'arrestation de nombreux citoyens dont celle avec torture de deux responsables de la section d'Al Hoceima de l'association Marocaine des Droits Humains, Said Aachir et Omar Lamaalem. En outre, les forces de l'ordre ont continué à violer les domiciles des citoyens de Tamassint dans le cadre de pratiques visant à intimider et terroriser les habitants de la région.
 
Le nombre de détenus est arrivé à 14 dont 4 ont été présentés à la cour de 1ère instance de Nador et 10 autres font l'objet d'interrogatoires par le juge d'instruction.
 
Le procès des quatre détenus, dont la coordinateur de l'association Tamassint, se poursuivra le 9 juin prochain.
 
Se basant sur ces faits et sur les rapports qui ont pu nous parvenir, le Bureau Central de l'Association Marocaine des Droits Humains (AMDH):
 
·           Réaffirme sa totale solidarité avec les sinistrés du tremblement de terre d'Al Hoceima de février 2004 tout en demandant la reconstruction dans les conditions de sécurité requises et sans retard supplémentaire des logements détruits.
 
·           Dénonce les arrestations arbitraires et toutes les formes de répression exercées par les autorités depuis le 11 mai dernier contre les citoyens qui n'ont fait qu'exercer leur droit légitime à la protestation pacifique; il demande la suspension de toutes mesures de répression contre les citoyens et la libération immédiate des détenus.
 
·           Appelle les démocrates à se solidariser avec les habitants de Tamassint réprimés et les avocats démocrates à faire partie de la défense des détenus présentés devant la justice.
 
 
·           Décide d'organiser un sit-in d'une demie heure le jeudi 9 juin de18h à 18h30 à Rabat devant le siège du ministère de la justice en solidarité avec les citoyens (nes) de la région de Tamassint victimes du tremblement de terre et de la répression aveugle;
 
·           Le Bureau Central appelle les démocrates et les défenseurs des Droits Humains à participer à ce sit-in
 
                                                Le Bureau Central de L'AMDH
                                                Rabat le 5 juin 2005